Entre les murs, le film de Laurent Cantet, lauréat de la Palme d’Or à Cannes cette année, sort sur les écrans le 24 Septembre. La complicité de l’écrivain-comédien François Bégaudeau a été indispensable à la réalisation du film qui se déroule au Collège Françoise Dolto dans le XXeme arrondissement de Paris. “Entre les murs n’est pas un film sur l’école, mais un film dans l’école” dixit Cantet ; dans une classe plus précisément “microcosme qui devient la caisse de résonance du monde extérieur, de ses enjeux politiques et sociaux“.

Synopsis:
François est un jeune professeur de français d’une classe de 4ème dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
Sortie le 24 Septembre
A lire également “Entre les murs” de François Bégaudeau. éd Gallimard, coll. Folio.
+ d’infos site officiel
fiche film
Les coproducteurs indépendants
Ils investissent durant la phase de production. Les sociétés de coproduction ont ainsi droit à une part des recettes à venir et obtiennent des droits sur le négatif. Une chaîne de télévision peut être coproductrice d’un film.
Les distributeurs
Ils prennent en charge la distribution en salles et la sortie vidéo. Ils financent les frais d’édition, de publicité et de tirage des copies. Ils collectent ensuite les recettes de l’exploitations salles et vidéo et gardent un pourcentage (de l’ordre de 20 à 30%).
Les Sofica (Sociétés de Financement de l’Industrie du Cinéma et de l’Audiovisuel)
Créées en 1985 afin d’encourager les investissements privés dans la production cinématographique nationale, les Sofica investissent dans la production d’un film en échange d’un pourcentage sur les recettes. Elles n’ont pas de droits sur les négatifs du film.
La banque OBC gère plusieurs sofica (Valor>>pour les productions de TF1, Europa>>pour les films de Luc Besson, France images>>pour les productions de France Télévisions)
Autres subventions et aides
-Le crédit d’impôt (montant d’environ 8% du budget du film)
-Les aides financières émanant des Régions (La région Ile France représente 60% de l’apport total des Régions)
La participation des chaînes de télévision
Les effets néfastes de la télévision sur la fréquentation des salles de cinéma sont atténués de différentes manières:
-Les chaînes de télévisions doivent impérativement investir une part de leur chiffre d’affaires dans les films français et européens. (Par exemple environ 3,2% du CA pour les chaînes publiques contre 20% pour la chaîne Canal+).
-Des quotas de diffusion doivent être respectés par les chaînes >> pour les chaînes publiques, pas plus de 2 films par semaine en première partie de soirée, afin de protéger l’exploitation en salles. Délai de diffusion (sortie en salles/diffusion tv) de 12 mois pour les chaînes payantes et de 24 à 36 mois pour les chaînes publiques (un peu à part, Canal+ a des avantages de diffusion en contrepartie de son importance partenariale financière).
+ d’infos sur les quotas d’œuvres cinématographiques à la télévision : www.csa.fr
Sources www.iledefrance-film.com
Jar City de l’Islandais Baltasar Kormakur est le plus gros succès de l’année 2006 en Islande. Un tiers de la population islandaise a vu le film ! C’est à dire… 103 230 entrées. La genèse du film est l’avènement, en 2002, de la société “DeCode Genetics” qui avait entraîné une énorme polémique en Islande. L’entreprise a
constituée un fichage génétique et médical de 95% des islandais depuis 1703, ce qui fait en tout 700 000 individus.
synopsis :
Inspecteur à Reykjavik, Erlendur enquête sur le meurtre d’un vieil homme apparemment sans histoire. La photo de la tombe d’une petite fille retrouvée chez la victime réveille pourtant une affaire vieille de quarante ans. Et conduit Erlendur tout droit à Jar City, surprenante collection de bocaux renfermant des organes, véritable fichier génétique de la population islandaise…
Sortie le 10 Septembre 2008
Plus d’infos sur LesFilms.org : fiche film
Les films font vendre les livres! Les ventes littéraires sont souvent dopées grâce aux adaptations cinématographiques. Un exemple récent : “Entre Les Murs” palme d’or cannoise a permis au récit originel de François Bégaudeau (paru en janvier 2006) de se refaire une jeunesse . Avec 70 000 exemplaires vendus cet été, c’est un véritable succès.
Se retourner vers le texte adapté éclaire le spectateur d’une lumière inédite. Autre exemple : “Into The Wild” vendus péniblement à 3000 exemplaires il y a 10 ans a passé la barre des 80 000 ventes grâce au film de S.Penn. “No Country For Old Men” s’est quant à lui écoulé à 60 000 exemplaires tout récemment.
En France, 40% des films sont adaptés d’une oeuvre littéraire (d’après Livres Hebdo). Pour mieux attirer le lecteur, les éditeurs réinventent les couvertures de leurs livres en y ajoutant les têtes des acteurs, et ça marche! (exemple de Mélanie Laurent et le film “Je vais bien, ne t’en fais pas” ou de Marina Hands et ” Lady Chatterley“. Mais encore faut-il que l’adaptation soit bonne, ce qui n’est pas le cas du film “Le Parfum“.
Pour que le spectateurs est envie de se reporter vers le livre, l’adaptation doit être réussie et suffisamment complexe. “Environ 10% des spectateurs du film sont susceptibles d’acheter le livre” dixit Claude Tarrène des Editions La Dilettante.
source: Telerama n°3060