Les films font vendre les livres! Les ventes littéraires sont souvent dopées grâce aux adaptations cinématographiques. Un exemple récent : « Entre Les Murs » palme d’or cannoise a permis au récit originel de François Bégaudeau (paru en janvier 2006) de se refaire une jeunesse . Avec 70 000 exemplaires vendus cet été, c’est un véritable succès.
Se retourner vers le texte adapté éclaire le spectateur d’une lumière inédite. Autre exemple : « Into The Wild » vendus péniblement à 3000 exemplaires il y a 10 ans a passé la barre des 80 000 ventes grâce au film de S.Penn. « No Country For Old Men » s’est quant à lui écoulé à 60 000 exemplaires tout récemment.
En France, 40% des films sont adaptés d’une oeuvre littéraire (d’après Livres Hebdo). Pour mieux attirer le lecteur, les éditeurs réinventent les couvertures de leurs livres en y ajoutant les têtes des acteurs, et ça marche! (exemple de Mélanie Laurent et le film « Je vais bien, ne t’en fais pas » ou de Marina Hands et » Lady Chatterley« . Mais encore faut-il que l’adaptation soit bonne, ce qui n’est pas le cas du film « Le Parfum« .
Pour que le spectateurs est envie de se reporter vers le livre, l’adaptation doit être réussie et suffisamment complexe. « Environ 10% des spectateurs du film sont susceptibles d’acheter le livre » dixit Claude Tarrène des Editions La Dilettante.
source: Telerama n°3060