Archive pour la catégorie ‘Dossier ciné’
Mardi 25 novembre 2008
AJ Schnack (réalisateur) : “J’ai voulu réaliser un film qui dévoilerait toutes les facettes de Kurt Cobain: son humour, sa colère, ses peurs, son empathie, sa tristesse, son amour, sa paranoïa et son regard perspicace sur le monde qui l’entourait. Je souhaitais offrir aux spectateurs l’opportunité de s’asseoir avec lui, de s’imprégner de sa présence. Je voulais que l’espace d’un moment, ils oublient que la conversation à laquelle ils assistent remonte à plus d’une décennie, et que la voix qu’ils entendent s’est désormais éteinte.“
Lire l’interview du réalisateur AJ Schnack et du co-producteur Michael Azerrad par LesFilms.org

Synopsis :
Kurt Cobain About A Son est un film sur le rock ’n’ roll sans précédent – un portrait intime et émouvant du défunt musicien et artiste Kurt Cobain, entièrement narré par lui-même – loin des affres de la célébrité, des coupures de journaux, des accroches des tabloïds, et sans aucune tentative d’esthétique grunge. Ce qu’a créé le réalisateur A.J. Schnack s’apparente davantage à une autobiographie de Kurt Cobain– un récit profond, recueilli à la source, de ses succès comme de ses échecs, de ses pensées, ses expériences, immergeant le spectateur dans la sphère intime d’une figure légendaire de la culture rock.
Sortie le 26 novembre 2008
A noter : Une exposition des photos de Charles Peterson autour de Kurt Cobain à la Galerie Chappe (4 rue Barsacq Paris 18e) du 1er novembre au 1er décembre.
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Dimanche 23 novembre 2008
LesFilms.org : Dans quelle mesure pensez vous que quelqu’un qui ne connaît pas Kurt Cobain puisse apprécier le film ? Pour quel public l’avez-vous réalisé ?
AJ Schnarck : Ma mère a 82 ans, elle a bien aimé le film malgré tous les gros mots que prononce Kurt. Elle était institutrice et la vie de Kurt lui a rappelé tous ces jeunes qu’elle a croisé et qui avaient un talent gâché car inutilisé, ils ne savaient pas comment s’en sortir. J’ai trouvé son attachement au film intéressant. L’histoire de Kurt a quelque chose d’universel. Les gens peuvent retrouver des parts d’eux même dans les propos de Kurt, ce qui permet d’en changer la perception que l’on a de lui en tant que mythe, et mieux voir la personne que ses amis et ses collègues connaissaient. On le dit dans le trailer : « He is the man you think you know » (Il est l’homme que vous pensez connaître). Vous ne l’avez jamais entendu parler de lui par lui auparavant. D’habitude, quand on fait un film sur une rock star c’est pour toucher les fans avant tout mais ce n’était pas mon but. Nous avons donc réalisé ce film pour un large public, nous souhaitions montrer la vie intéressante d’un être humain. J’ai fait deux films sur des histoires attachantes qu’il me semblait important de raconter et ma volonté en tant que réalisateur est que les spectateurs l’apprécient autant que moi.
Michael Azerrad : Nous voulions également intéresser les gens qui aiment les documentaires en leur proposant une nouvelle forme, une nouvelle manière de casser le formatage que nous avons face au documentaire, et de convaincre.
A.S. : Ce n’est pas un film sur Nirvana, c’est sur la vision d’un artiste sur le monde. Pas besoin d’être fan pour apprécier ce qu’il dit.
M.A. : Quand Kurt parle de sa vision de l’avenir, il parle des jeux vidéo et des enfants disparaissant dans un monde virtuel à travers la machine. C’était un visionnaire, il avait beaucoup d’intuition de par sa sensibilité. Il sort des mots sans y penser et c’est comme ça que lui sont venues ses meilleures paroles, c’était magnifique.
LesFilms.org : Pouvez vous m’en dire plus quant au choix du morceau de Nirvana choisi pour la fin du film ?
A.S. : Tout au long du film, nous montrons le monde à travers les yeux de Kurt. La musique est formative : elle crée l’identité de toute personne. Essayer de résumer la vie de Kurt à travers un seul morceau, c’était trop de pression ne serait ce que pour la chanson ! La fin du film n’est pas un moment de triomphe, mais un moment de calme où l’on entend ce que je qualifierais de déchirant lorsque Michael lui demande s’il pense que son histoire est une histoire triste, puis on entend deux amis se dire au revoir. La première fois que nous avons diffusé le film c’était devant la productrice, nous avons pris une grande respiration à ce moment et c’est passé. Un film doit être honnête envers le monde et là il n’y avait pas de place pour une chanson de Nirvana.
M.A. : J’avais l’image de Kurt dans un bar et je me suis demandé quel morceau il choisirait dans un jukebox pour le mettre à l’aise. La musique dans ce film fait comme partie d’un CV. On voit son évolution à travers différents mouvements : le populaire, le punk, puis l’indie, et pour aboutir sur une musique que je qualifierais de plus mature. C’est l’histoire musicale de sa vie. Il était fan et était connu pour promouvoir les autres groupes.
LesFilms.org : Certains passages du film interpellent profondément. Comme par exemple un moment où Kurt commence à parler des tabloïds, on entend The Man Who Sold The World (un morceau connu de Nirvana) mais qui n’est pas interprété par eux, et on voit des vues d’aéroport. Quelles étaient vos intentions ?
A.S. : Le morceau The Man Who Sold The World est à la base de David Bowie et Nirvana l’a repris. On a aimé car quand on entend les premières notes on se dirait presque « enfin ! » et en fait c’est la voix de David Bowie que l’on entend. La version originale de ce morceau est de lui, et je trouve qu’il est incroyable. Cette chanson parle de rencontre mais la personne n’est plus là . L’aéroport est le dernier endroit où les gens ont vu Kurt.
M.A. : C’est celui de Seattle.
LesFilms.org : Au début du film, on voit des images de paysages comme prisent depuis un hélicoptère. C’est d’ailleurs le seul moment où on en voit. Quelles étaient vos intentions ?
A.S. : J’ai voulu réaliser un documentaire avec une structure très classique avec une ouverture/introduction, une conclusion, et trois actes : Aberdeen, Olympia, et Seattle. L’introduction est classique et le fait de survoler est une technique très utilisée dans les films de fiction, il y a 1 minute et 40 secondes avant les premiers mots de Kurt et je voulais d’abord mettre dans l’humeur du film. Ces vues d’avions sont les endroits où Kurt a évolué, elles mettent les spectateurs dans l’ambiance du film.
M.A. : Personnellement elles me laissent à penser que l’esprit de Kurt est là , comme un ange. Cette ouverture est comme une présentation de ce qui va suivre.
A.S. : La tragédie commence à la fin du deuxième acte quand il commence à parler de drogue, on sent ce qui va se passer et où l’on va aller dans le troisième acte.
LesFilms.org : A un moment, Kurt parle de l’importance des dires de son entourage à ses yeux. Ses paroles semblent être les premières paroles fondamentalement positives du film. Et là , vous nous montrez des vues d’un oiseau éventré. Quelles étaient vos intentions ?
A.S. : Ces vues viennent d’Aberdeen (ville d’origine de Kurt Cobain ndlr). C’est un très bel endroit, plat et entouré de forêts. On y trouve beaucoup d’oiseaux et d’animaux morts, je ne crois pas en avoir vu autant ailleurs ! Je ne sais pas si Aberdeen les récupère ou s’en fiche. Dans le film, cet oiseau m’a paru beau, avec beaucoup de couleurs. Ce moment commence par Kurt disant qu’il voulait partir d’Aberdeen, c’était une ville morte à ses yeux, c’est aussi pour cela que l’on voit beaucoup d’animaux empaillés. Il devait partir.
M.A. : À mes yeux, l’oiseau est comme une métaphore de Kurt en relation avec son art. (Kurt à réaliser beaucoup de tableaux et travaux d’artistes ndlr). AJ crée une poésie, ces images résonnent dans les gens sans forcement que ce soit ce qu’il a voulu monter. C’est comme la musique de Kurt : ils posaient des paroles et à chacun de se les approprier et d’y réfléchir.
A.S. : Une fois qu’une Å“uvre est rendue publique, chacun en fait son interprétation. Le public s’en empare. Ce n’est plus le rapport de ce que veut montrer le réalisateur qui compte mais ce que cela signifie pour vous. Je pense que c’est une très belle chose. C’est un peu la même chose avec cet oiseau.
LesFilms.org: Avez vous vu le film Kurt & Courtney de Mick Droomsield et qu’en avez vous pensé ?
A.S. : Ce film parle de la relation entre Courtney et le réalisateur. Mick est un artiste intéressant mais je n’aime pas ce film. Pour moi il relève de pratiques immorales. Dans un certain sens, Mick piège les gens en changeant les sujets et les buts de ses questions, afin de les amener à dire des choses qu’ils ne voulaient peut être pas dire. Mick interroge des gens dont je sais qu’ils voulaient protéger quelqu’un qu’ils aiment. Ce qu’il fait est une pratique qui n’est malheureusement pas rare dans les documentaires pour la télévision britannique. Mick a fait des bons films, mais pas celui là . Un autre film a été fait après notre film pour la télévision britannique dans lequel ils ont fait exactement la même chose que nous, en disant aux gens qu’ils faisaient un documentaire sur des fans de Nirvana et quand ils sont arrivés aux interviews on ne leur a parlé que de la mort de Kurt et c’est ce sur quoi portait le documentaire. Je trouve ça immoral.
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Dimanche 23 novembre 2008
Pourquoi avez-vous réalisé ce film ?
AJ Schnarck : Mon neveu avait 12 ans et s’est mit à écouter Nirvana. Il n’avait que l’image fausse de Kurt suite à tout le battage qu’il y a eu autour de sa mort. Ma perception était tellement différente : je souhaitais que mon neveu le voit en être humain, qui il est en dehors du mythe. L’idée était vraiment que Kurt soit perçu en être humain comme un autre. On l’entend et on pourrait s’y identifier jusqu’à la projection à la fin de quelques photos de lui et là on réalise vraiment qui il était : comme tout le monde. Je voulais également que l’on oublie le fait qu’il soit mort, au moins le temps du film.
Etes vous un fan de Nirvana ou avez-vous suivi un effet de mode ? (Question à AJ Schnack)
A.S. : Je suis fan du mouvement et bien sur j’ai beaucoup écouté Nirvana. J’ai également lu les articles de Michael pour le magasine Rolling Stone ainsi que son livre Come As You Are : The Story of Nirvana. Nous avions la même vision de Kurt. Le temps de bien faire les choses, nous y voilà .
Comment avez-vous eu l’idée de collaborer ?
Michael Azerrad : Tout est parti d’une rencontre. J’étais très intéressé par l’idée de AJ, sa perception et son attitude par rapport à Kurt. Le mythe qu’il est devenu s’est accentué après sa mort. Nous voulions recadrer ça. De plus j’étais très intéressé par son rapport à l’image.
Il n’y a aucun morceau de Nirvana dans le film. Pourquoi ?
Les deux : Il était impossible de trouver les morceaux qui collaient avec le moment, avec ce que Kurt raconte. Il était plus intéressant de puiser dans ses influences. On entend un morceau de Nirvana à la fin avec les images de Kurt et même pour celle-ci ça n’a pas été facile. Mais ça a été un grand moment d’écouter cette grande pile de CD qui l’ont influencés et trouver LE morceau qui collait. Nous avons utilisé un métronome sur les interviews pour savoir le rythme de parole de Kurt et mettre la bonne musique. Et ainsi on suit vraiment l’évolution de Kurt à travers le punk, l’indie, etc. Je trouve que le morceau qui marque le plus est l’instrumental de REM qui passe en même temps que l’on voit des dessins de Kurt. Je pense que c’est la musique vers laquelle il aurait fini par tendre s’il y avait eu une suite…
Votre film peut paraître frustrant car en plus de ne pas entendre de morceau de Nirvana, on ne voit pas Kurt Cobain. Qu’en pensez vous ?
A.S. : Nous l’avons projeté il y a un mois à Moscou et nous n’avons eu aucun écho d’une quelconque frustration car ils n’avaient aucune attente. Ils ne connaissent que peu de « rockumentaire ». Alors que nous, nous avons une certaine éducation du « rockumentaire ». Nous attendons quelque chose ce qui limite nos perspectives à une fiction mais à un documentaire, à une expérimentation. Notre but était de montrer quelqu’un de familier, Kurt Cobain, mais d’une nouvelle façon, avec un nouveau regard. Nous avons donc voulu également donner une nouvelle forme au « rockumentaire ». Dans ce cas, la frustration est bonne !
Quelle est la relation entre les images et les sons ?
A.S. : Toutes les images sont des reflets de ce que raconte Kurt. Ce sont les lieus où il est passé, où il a vécu…Par exemple, la piscine que l’on voit au début est la piscine où Kurt avait été maître nageur. Ils sont tous en relation avec la vie de Kurt. L’idée est de faire ressentir que l’esprit de Kurt est encore là . Quand il parle de son travail de ramoneur, on voit que quelqu’un d’autre effectue la tâche aujourd’hui. La vie continue sans lui, par son choix.
Aviez vous beaucoup d’enregistrements ?
M.A. : Kurt et moi nous nous sommes rencontrés 9 fois. Nous avions donc 9 sessions d’interview à décortiquer ce qui représente plus de 25 heures d’enregistrements.
Comment cela se fait il que personne ne vous ai réclamer ces enregistrement avant ? (Question à Michael Azerrad)
M.A. : Je n’ai fais aucune publicité de ces enregistrements. Personne ne me les a demandé car personne n’y a pensé, personne ne savait leur existence. Une fois, MTV m’avait proposé quelque chose qui ne correspondait pas à mes attentes, j’ai donc refusé. Je ne les avais jamais ré écouté jusqu’à ma collaboration avec AJ. Ça s’est fait très naturellement, et quand je les ai à nouveau entendu j’ai eu la sensation de retrouver un ami et je me suis mieux souvenu de ce que j’aimais en Kurt. C’était très agréable.
Comment avez vous rencontrez Kurt et quelle a été votre relation ? (Question à Michael Azerrad)
M.A. : C’était à l’occasion d’un article que je devais écrire pour le magasine Rolling Stones. C’était au début de l’année 1992. J’étais très nerveux car il était déjà une idole et j’avais l’image de lui que tout le monde avait : le drogué qui saute dans tous les sens, je ne savais pas s’il allai arrivé défoncé, s’il allait être violent ou s’il allait partir en plein milieu. Il s’avère que Kurt aussi était très nerveux, il pensait comme moi. J’ai essayé de lier son enfant avec les paroles de ses chansons et sa musique. Ça lui a beaucoup plu. Dès qu’il a commencé à parler j’ai réalisé qu’il était comme tout les gens qui m’ont toujours entouré et comme moi, je me suis dis « hey ! mais je connais ce type ! ». Il n’était pas le personnage auquel je m’attendais, il était une personne gentille et très intelligente. Ce qui le rend fort c’est la manière dont il exprime sa vie à travers sa musique. Il pensait de manière très claire et construite et réussissant à rendre tout ça très poétique.
Il y eu une connexion personnelle forte pendant l’interview. Kurt avait le culte de la rock star et nous avions beaucoup de points communs comme la musique, l’esprit de famille, ou encore notre taille (rires), ça a créé une compréhension commune, une alchimie. Ainsi il m’a confié la rédaction de la biographie de Nirvana. Nos entretiens duraient de minuit à l’aube. Certains se passaient dans des hôtels mais pour la plupart nous étions assis dans sa cuisine. D’ailleurs, l’image que l’on voit durant les premières paroles de Kurt dans le film est la vue que nous avions durant nos entretiens. En fait, il s’agissait plus d’une conversation entre deux amis que d’une interview en bon et due forme. Pour moi, faire une bonne interview est un art.
Avez-vous vu le film Last Days de Gus Van Sant, qui illustre les derniers jours de Kurt Cobain ? Qu’en pensez vous ?
A.S. : Gus Van Sant est un grand artiste. Pour moi, Last Days est indissociable de ses deux précédents, ils forment une trilogie qu’il vient conclure. Dans Gerry, on ne connaît ni les personnage ni la situation. Dans Elephant, on connaît la situation mais pas les personnages. Enfin dans Last Days, on connaît la situation et le personnage. Ça a été un pilote pour moi, comme une palette d’inspiration. Sauf que dans son film, le personnage de Blake est renfermé et baragouine, ce qui est très différent de Kurt qui était quelqu’un d’intelligent et plein d’espoir.
Courtney Love (veuve de Kurt et leader du groupe Hole) a-t-elle vu le film ?
Les deux : Elle en a une copie depuis longtemps. Nous ne savons pas si elle l’a regardé.
A.S. : J’imagine que ça soit être dur pour elle. Mais nous avons eu beaucoup de retours de l’entourage de l’ex couple, nous disant qu’ils sont heureux de voir que c’est lui-même qui parle de lui.
Propos recueillis pas Sophie G.
Tags: about a son, aj schnack, kurt cobain, michael azerrad
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Jeudi 20 novembre 2008
C’est Charlotte Gainsbourg qui sera présidente de la 34ème cérémonie des César du cinéma Français. La soirée se déroulera le 27 février 2009 au théâtre du Châtelet à Paris d’après un communiqué de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma. Info AFP du 20/11/08.
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Jeudi 20 novembre 2008
Quatre ans après le succès de la pièce, Jean-Michel Ribes réalise pour le cinéma “Musée haut, musée bas“. Le créateur des séries Palace et Merci Bernard adapte une satire haute en couleur du “culturellement correct”.

synopsis:
Un conservateur terrorisé par les plantes vertes, une mère plastifiée pour être exposée, un ballet de Saintes Vierges, des gardiens épuisés par Rodin, un ministre perdu dans une exposition de sexes, une voiture disparue au parking Rembrandt, des provinciaux amoureux des Impressionnistes, touristes galopins galopant d’une salle à l’autre, passager clandestin dans l’art premier, Picasso, Gauguin, Warhol, ils sont tous là dans ce petit monde qui ressemble au grand, dans ce musée pas si imaginaire que ça, valsant la comédie humaine jusqu’au burlesque…
Sortie le 19 Novembre 2008
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Lundi 17 novembre 2008
Star Wars: The Clone Wars est une série télévisée américaine se déroulant dans l’univers de Star Wars. La diffusion a débuté le 3 octobre 2008 aux États-Unis sur la chaîne “Cartoon Network” et devrait être diffusée en France à partir de décembre 2008 sur la chaîne TNT “W9″.
Intégralement réalisée en images de synthèse par Lucasfilm Animation et Lucasfilm Animation Singapour, la série possède un aspect unique dans la mesure où on reconnaît sans peine les acteurs jouant les personnages principaux des films. Ainsi, Anakin Skywalker, Obi-Wan Kenobi, le Chancelier Palpatine ou encore le Comte Dooku sont aisément identifiables. De plus, The Clone Wars fait suite au film du même nom qui s’avère être en réalité le pilote de la série - le film est cependant considéré comme l’épisode 0 - qui se retrouve  ainsi à mi-chemin entre cinéma et télévision. Celle-ci est tournée au format 2,35:1 (cinémascope) qui est le format utilisé pour les films.
L’histoire se déroule entre les épisodes II et III de la saga Star Wars de George Lucas. Sans être un pur spin-off, elle apporte des réponses à des questions non répondues et des précisions comme le fait qu’Anakin Skywalker avait une Padawan appelée Ahsoka Tano. Le scénario assure une liaison d’autant plus intéressante que la série est adoubée par le maître lui-même. En effet, George Lucas produit la série et a même annoncé qu’un minimum de 100 épisodes seraient produits.
Alors fan de la saga Star Wars ou d’animation, penchez-vous en décembre sur cette série afin de rester dans son univers unique et si particulier.
Tags: animation, Clone Wars, Star Wars, Star Wars: The Clone Wars
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Mercredi 12 novembre 2008

Portrait Kim Massee
Interview de Kim Massee, le 31 octobre 2008
A l’occasion du film Cowboy Angels, ce fut l’occasion pour nous de rencontrer la réalisatrice Kim Massee dont il s’agit ici du premier long métrage.
LesFilms.org : Le film Cowboy Angels a été réalisé en 2005. Il a participé à de nombreux festivals pour enfin sortir le 29 octobre 2008. Est-ce que vous voyez votre film de la même manière ou votre regard a évolué ?
Kim Massee : On va toujours plus vite que ses projets. Déjà il y a l’écriture puis le tournage. On a passé une année de festivals pour arriver en salle. J’ai participé à toutes les étapes, c’est peut être pour ça que ça été particulièrement long. Tout va très vite, on pense déjà à faire le prochain film quand on termine le premier. Effectivement quand je l’ai visionné à l’avant première, je l’ai vu avec un regard totalement neuf de quelqu’un qui va laisser ce petit oiseau voler de ses propres ailes, puisque j’avais fini ma partie. C’était très émouvant ; c’était comme une naissance, quelque chose de magique. Je ne l’avais pas vu dans sa totalité depuis près d’un an. Mon fils, Diego Mestanza, qui joue un des deux rôle principaux, a fêté ses 12 ans sur le tournage, il en a 15 maintenant. Quand on fait le projet on a le nez dedans, on n’a pas le recul que l’on peut avoir par la suite. J’ai eu du plaisir à le voir comme le film d’une autre, je le visionnais comme tout le monde dans la salle. Je suis contente de ce film.
LesFilms.org : Vous parlez des road movies comme d’une transformation des personnages. Est ce que ça a un rapport direct avec votre fils qui joue le rôle de Kevin/Pablo dans le film ? Le film a t il influencé votre fils et réciproquement ?
Kim Massee : Oui, mon fils, comme les autres acteurs, a influencé le scénario car j’ai écris mon film pour eux, avec eux en tête. De même pour le chef opérateur : je ne l’aurais pas fait avec quelqu’un d’autre puisqu’il est devenu mes yeux. Il y avait une confiance absolue. Chaque acteur a amené beaucoup aux personnages, ne serait ce qu’au niveau de leurs vécus. En ce qui concerne mon fils, il a amené la sensibilité que seul un enfant peut avoir. Il a aimé l’expérience du film, il a goûté à quelque chose de fort car on a tous été partie prenante de ce film, on a porté le projet, ça nous tenait à cÅ“ur. Il a vécu une expérience excitante car on demandait à chacun de donner son maximum, ce qui lui a donné envie de continuer. Tout est une histoire de confiance. Un acteur qui est en confiance avec son réalisateur peut donner des choses magnifiques.
LesFilms.org : Justement le lien qui existe entre un réalisateur et un acteur n’est pas le même qu’entre une mère et son fils. Est ce que travailler avec votre fils a généré plus de facilités ou de freins ? Etant donné qu’il n’y a pas forcement la même gène entre un réalisateur et un acteur qu’entre une mère et son fils.
Kim Massee : Pour lui au début, comme il jouait un petit garçon de la rue ce qu’il n’est pas dans la vie, il faisait attention ne serait-ce que pour dire des gros mots. Je suis responsable de son éducation, il a des limites que Pablo n’a pas. Le premier jour, le Thierry Levaret l’a pris à part et lui a dit “là tu joue, tu t’occupes plus de ta mère, tu es le personnage” et il l’a aidé. Diego a très vite compris et j’ai suivi. Mais je suis la même avec tous les acteurs en général, ils ne sont pas mes enfants mais je suis très protectrice. Ils sont dans un espace où ils peuvent faire ce qu’ils veulent, à partir du moment où ils suivent la partition du scénario ils sont très libres. Ils savent que je vais les guider, s’ils vont un peu trop loin je vais les ramener. Je veille. Ils font ce qu’ils ont à faire, ils ont ma confiance absolue.
LesFilms.org : La fin du film n’est pas un happy end sans pour autant qu’on y trouve une quelconque mélancolie ou tristesse. Est ce l’effet recherché ?
Kim Massee : C’était très recherché. J’y tenais beaucoup. Le film aurait pu s’arrêter avant, à un moment un peu idyllique ou rêvé mais ce n’est pas la réalité. Je voulais qu’ils retournent chacun à leur réalité qui est inévitable. Mais en même temps il y a de l’espoir car il y a eu cette rencontre, cet échange, cet amour, quelque chose de fort qu’ils vont pouvoir emmener avec eux. La scène de fin était filmée d’une voiture à l’autre et on avait une heure de rushes de Pablo derrière sa fenêtre. J’ai épluché ces rushes parce que c’était important de trouver l’endroit où il n’était pas justement mélancolique. Je ne voulais pas d’une fin dramatique. L’idée est qu’il reparte dans sa vie mais avec son cadeau. Il a son cÅ“ur dans la main, on le lui a rendu. Il est changé.
Je crois beaucoup en la force, ce que les gens peuvent nous donner, l’espoir est là pour moi.
LesFilms.org : Justement quand vous dites qu’il a trouvé ce qu’il cherchait, ne serait ce pas LE père ?
Kim Massee : Oui Louis est le père qui l’a ému. C’est un modèle, il a besoin de quelqu’un qui le respecte et qu’il va respecter, il a besoin d’avoir quelqu’un pour lui qui compte, se construire par rapport à quelqu’un comme un guide. C’est un garçon qui marche à l’instinct, il prend les choses au vol. Ça l’a sauvé car à travers les yeux de l’autre il est devenu quelqu’un, en effet il est impossible de traverser la vie seul. Il va chercher cette personne et la trouve. Et ça marche dans les deux sens. Louis avait enfouis ce qu’il était, ses sentiments, et l’enfant a été la clé. Il a des responsabilités envers l’enfant donc il faut qu’il devienne quelqu’un. Pour moi ce sont des valeurs très importantes. Au début chacun est dans son registre, enfermé dans son monde, et il y a un moment où la brèche commence et la communication est ouverte, puis peu à peu ça va au delà de la communication. Mais ça se mérite.
LesFilms.org : Maintenant quels sont vos projets ?
Kim Massee : Je compte continuer à réaliser des films, c’est là où je me sens le mieux. J’ai deux projets de films que je ne veux pas produire. Car le temps pris par la production est du temps pris à la réalisation. C’est du temps que je n’avais pas pour réfléchir encore à mon projet. Par rapport à la création pure, si on est en train de penser à combien coûte une scène, on n’écrit pas de la même manière et du coup on n’a pas la liberté qu’on voudrait, car ce ne sont pas des histoires de logistiques qui sont importantes quand on raconte une histoire. Ce sont deux casquettes qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Mais je continuerai à en produire d’autres. Nous aimerions tous faire une suite de Cowboy Angels.
Propos recueillis par Sophie
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Lundi 10 novembre 2008
Inglourious Basterds devrait sortir sur les écrans en 2009. Son réalisateur Quentin Tarantino (Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill, Boulevard de la Mort) est actuellement en tournage en Allemagne. L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale, et le casting est international : Brad Pitt, Diane Kruger, Eli Roth, Mélanie Laurent, Daniel Brühl, Samuel L. Jackson, Julie Dreyfuss, Mike Myers, Maggie Cheung etc.


Le film raconte l’histoire d’un groupe de soldats Juifs-Américains “The Basterds” rassemblés pour lutter contre le Troisième Reich en exécutant sauvagement des leaders Nazis. Le groupe croise la route d’une jeune Juive Française, gérante d’un cinéma parisien et qui tente de se reconstruire après avoir vu toute sa famille exterminée par les Nazis…
Tarantino a déclaré vouloir présenter le film au prochain Festival de Cannes. On attend ça impatiemment !
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